Pour cette nouvelle mission, l’équipe se retrouve à l’aéroport à 6h30 pour un départ de Toulouse à 8h20.

A peine installés dans l’avion, le pilote nous informe que nous aurons un peu de retard car des personnes ayant enregistré leurs bagages ne se sont pas présentées au départ. Pour des raisons de sécurité, il faut retrouver et sortir leurs bagages de la soute !

Malgré ce contretemps, nous atterrissons avec une vingtaine de minutes en avance sur l’horaire prévu.

Premiers à sortir de l’avion, premiers au contrôle de la douane et cette fois-ci, bagages récupérés rapidement, 45 mn plus tard, valises et passagers sont installés dans les voitures, accueillis par une température de 38° et un soleil au zénith. En route pour le village où nous arrivons sans encombre à 14h45. Tous trajets confondus, c’est le voyage le plus rapide que nous n’ayons jamais fait !

Nous sommes accueillis par Michel et Hélène et après un rafraîchissement qui s’impose l’installation peut commencer.

Mais cette dernière aurait manqué de charme s’il n’y avait pas eu un petit grain de sable. Comme à l’arrivée lors de notre précédente mission, l’éclairage d’une des chambres et de la salle de bain ne fonctionne pas. Qu’à cela ne tienne, nos électriciens « maison », avec la rapidité qui les caractérise, se rendent à la quincaillerie et remettent l’installation électrique en état de fonctionnement.

La saison étant propice aux « boulettes » (sorte de petites punaises noires qui envahissent verres et assiettes) ainsi qu’aux moustiques, toute l’équipe se mobilise pour l’installation d’une moustiquaire XXL sous la paillote. Nous allons apprécier cette protection tout au long du séjour.

Le besoin de repos se faisant sentir, après le partage d’un agréable moment autour du dîner, toute l’équipe regagne les chambres. Un seul petit inconvénient : il y fait 34°. Les ventilateurs ne vont pas chômer !

Après la nuit qui, de fait, n’a pas été très reposante, nous constatons à notre réveil que le soleil s’est caché et que la température extérieure est presque agréable.

Petit-déjeuner pris sous la paillote, la journée peut démarrer. L’équipe se divise en deux groupes ; tandis que l’un reste au logement pour l’élagage des bougainvilliers et les tâches administratives, l’autre part à Joal pour le ravitaillement au port et l’incontournable passage à la banque.

Pendant ce temps, au logement, un oisillon tombé du nid va être sauvé des griffes des matous qui rôdent et reprendre place dans son nid dont il s’envolera le lendemain avec succès.

Au cours de cette première journée, les fournitures scolaires sont récupérées afin de confectionner les sacs à dos des élèves parrainés. Le remplissage se fait par établissement et par classe. Mais après comptage et recomptage, il faut se rendre à l’évidence : on ne peut pas terminer, il manque un carton de fournitures ! Il est impératif de le récupérer dès le lendemain matin car il faut rapidement distribuer les sacs aux élèves qui ont démarré les cours.

Le dimanche est l’occasion de poursuivre les travaux administratifs ainsi que ménagers et surtout de terminer les sacs des filleuls.

Après un passage par les boutiques de tissus du village et chez « Jo couture », l’équipe se retrouve à l’église pour écouter les répétitions de la chorale qui s’entraîne en vue d’une manifestation paroissiale devant se dérouler le week-end suivant au village. Quelques gouttes de pluie accompagnent notre retour au logement.

Les jours suivants vont se dérouler selon un schéma habituel et bien rodé.

* Distribution de riz aux enfants parrainés avec l’établissement de 2 listes distinctes :

  • Une première liste pour la distribution qui se déroulera sur deux après-midis au logement de Michel Diouf où les familles viendront récupérer les sacs de riz et les denrées. Cette nouvelle méthode de distribution se révèle vraiment concluante. Elle est synonyme de meilleurs contacts avec les enfants et leurs parents mais également, et surtout, de fatigue moindre pour les dos et les bras de nos porteurs, chaque sac de riz pesant 50 kg…
  • Une seconde liste sera établie pour une distribution directe par nos soins dans les familles.

* Une activité également importante et appréciée par les familles : le tri et la préparation de poches de vêtements que nous leur offrons.

* Déplacements dans les écoles, le CEM et le Lycée pour remettre les sacs, prendre en photo les enfants parrainés et récupérer lettres et dessins. Ces visites sont toujours l’occasion d’échanges avec les responsables et enseignants de ces établissements.

A l’école Sounkarou-Dieye, nous livrons riz et denrées pour le fonctionnement de la cantine car l’école ne reçoit plus aucune aide de l’Etat. Le directeur remercie une nouvelle fois l’association FLORENT pour son aide alimentaire qui permet à une cinquantaine d’enfants de bénéficier de 2 repas par semaine tout au long de l’année.

A l’école de Foua-Loul, traditionnelle réunion avec les parents d’élèves pour discuter du fonctionnement de la cantine et enregistrer la candidature des cuisinières bénévoles. Ici, la totalité des 215 enfants de l’école bénéficient de 4 repas par semaine entièrement financés par l’association FLORENT alors que seuls 30 enfants sont parrainés.

* L’association a une nouvelle fois offert 25 kg de riz aux élèves méritants qui ont obtenu le tableau d’honneur.

* Passage au dispensaire où la nouvelle salle d’échographie est maintenant opérationnelle tout comme les bancs et auvents devant la maternité, le tout financé par l’association FLORENT. A cette occasion, le Chef de Poste nous fait découvrir « l’Espace Jeunes et Ados » récemment ouvert et dédié à l’information des jeunes et des adolescents. Des débats et discussions y sont organisés autour de thèmes sensibles relatifs notamment aux questions sur la sexualité.

* Habituelle visite protocolaire à la Mairie et rencontre avec le Secrétaire, le Maire étant en voyage.

* Rencontres avec des groupements de femmes pour faire le point sur leurs micro-crédits.

Et tout au long du séjour, un travail administratif toujours très important et minutieux : pointages des filleuls, vérification des classes (ex : l’un était noté comme redoublant, il ne redouble plus. L’autre était exclu mais tout compte-fait il est « re-admis ». Encore un autre qui ne s’est jamais présenté en cours ou celui que les parents ont sorti de l’école sans juger bon de nous prévenir, etc).

Nous devons aussi revoir nos listes parrains/filleuls car certains adhérents ont renouvelé leur parrainage en novembre (pour une date limite fixée à fin septembre) alors que nous sommes déjà au SÉNÉGAL. Faute de réponse de leur part, nous avions fait glisser leur(s) filleul(s) sur d’autres parrains. Cela va également impacter les listes de distribution du riz. Là où l’on avait un sac de riz, on ne l’a plus et là où un sac de riz n’était pas prévu, il faut en rajouter un. Les filleuls ne sont bien sûr pas sur les mêmes villages, donc pas sur les mêmes listes, il faut reprendre toutes les listes, refaire quelques tournées, reprendre les sacs et denrées complémentaires à acheter, refaire les totaux. Et pour pimenter le tout, notre imprimante a décidé de ne plus fonctionner.

Nous devons donc refaire les listes à la main : il y a une centaine de sacs de riz à livrer sur
21 quartiers ou hameaux ! On peut aisément imaginer le travail, le risque d’erreurs et le stress. C’est chronophage, épuisant et surtout décourageant.

Parallèlement, il faut téléphoner aux parents qui doivent récupérer les sacs de riz et les denrées chez Michel Diouf, faire les listes pour acheter le riz et les denrées qui seront distribués, etc…

Le lundi 11, une nouvelle importante nous parvient : les cartons partis de France mi-octobre devraient arriver à Dakar le 14. Nous les attendons avec impatience car à l’intérieur se trouvent vêtements, jouets, livres à distribuer et surtout les cadeaux envoyés par les parrains à leurs filleuls.

Un autre événement assez inhabituel en cette saison : la pluie va faire son apparition à plusieurs reprises. Heureusement, elle n’est pas trop forte, tombe souvent le soir ou la nuit et s’arrête au matin. Avantage : la température de nos nuits se rafraîchit très légèrement ! Inconvénient : pluie + ensoleillement réduit dans la journée = les bidons d’eau dans la cour ainsi que la cuve qui fournissent l’eau de la salle de bain ne chauffent pas et les douches sont un peu fraîches.

Petite anecdote du soir… l’intrusion sous la moustiquaire d’un petit papillon, qui ne voulait de mal à personne, a été l’occasion pour nos « valeureux guerriers » d’une impressionnante « chasse au papillon » pour le renvoyer à l’extérieur. Fous rires garantis.

Pendant le séjour, les membres de l’association se rendent dans le village de Ndoffane pour l’inauguration d’un robinet où ils sont accueillis par les responsables du village qui remercient l’association FLORENT pour le « joyau » qu’elle leur a offert.  Leur rêve est devenu réalité. L’eau, c’est la vie ! Le robinet est baptisé « FLORENT ».

Le mercredi, après un petit tour au marché hebdomadaire de Nguéniène, en route pour les boutiques afin d’acheter le riz et les denrées pour la distribution de l’après-midi.

Le retour au logement se fait à la nuit mais avec un petit plus très appréciable : la chaleur est revenue et avec elle les douches tièdes.

Tous les soirs, pendant et après le repas, le débriefing de la journée et des choses restant à faire sont débattus au cours d’échanges animés et joyeux mais toujours constructifs.

Le samedi 15 novembre, la bonne nouvelle nous parvient : le bateau est arrivé à Dakar et les cartons sont en cours de déchargement. La livraison se fera dans les jours qui viennent.

Suite au don d’une adhérente, le Bureau de l’association a acté la pose d’un nouveau robinet dans le village de Foua-Paul. Accompagnée par un responsable de la Compagnie de l’Eau, l’équipe se rend sur place et rencontre les personnes qui auront en charge la maintenance du robinet et la distribution de l’eau aux villageois. Ils nous font découvrir l’emplacement où sera prochainement installé le robinet.

  • L’après-midi nous restons au logement car une grande manifestation va avoir lieu : le lancement officiel du Jubilé d’Or marquant les 50 ans de présence des missionnaires Oblats de Marie Immaculée au Sénégal et en Guinée-Bissau et la population y participe. Cette manifestation est l’occasion de nombreuses activités spirituelles et festives à Nguéniène. La rue principale du village est très animée avec musique et danses qui vont se dérouler dans la convivialité.Mercredi 19 novembre : il reste une semaine avant la fin du séjour et encore beaucoup de choses à faire.Au retour de la tournée de riz en brousse, à 20h, le camion de livraison arrive et nous pouvons enfin réceptionner nos cartons. Le déchargement est rapide. Prochaine étape, et pas des moindres, l’ouverture, le déballage et le tri du contenu des cartons. Mais ce sera pour demain !

    Tôt le matin, tous les cartons sont vidés, les vêtements et jouets triés et les cadeaux envoyés par les parrains et marraines prêts à être distribués.

    Puis, nous nous rendons au Jardin d’enfants pour le don de jouets, peluches et livres de contes et d’activités pour les enfants. Les institutrices et les enfants sont ravis.

    Le dimanche, pendant le petit-déjeuner, nous prenons conscience que le compte à rebours a vraiment commencé : J -4 ! Tout va et tout doit s’accélérer.

    Nos objectifs pour ce voyage sont pratiquement tous atteints. C’est la dernière ligne droite :

    • Montage d’un meuble pour la cuisine (livré avec les cartons) par nos MacGyver de service.
    • Retour à la banque après établissement du budget pour la fin du séjour.
    • Rendre visite à l’ancien maire de Nguéniène.
    • Nouveau pointage des listes pour les derniers sacs de riz restant à livrer et préparation de poches restantes de vêtements à distribuer.
    • Visite au Centre de Handicapés pour leur offrir, comme à chacune de nos missions, 200 kg de riz.

Et bien sûr, comme à chacun de nos séjours, en fin de journée, les visites de remerciement de filleuls se poursuivent et vont s’accélérer dans les jours qui viennent. De fait, nous prenons souvent nos repas à « l’heure espagnole » !

J-1 est consacré au rangement, état des stocks, rangement des chambres et du logement et préparation des valises, dernières visites de filleuls ainsi que des amis qui viennent nous souhaiter un bon retour chez nous et espèrent nous revoir bientôt.

Un apéro et un dîner, très animés comme toujours, clôturent cette dernière soirée placée sous le signe de la convivialité et de la bonne humeur.

Jour du départ : nous profitons du dernier petit-déjeuner au soleil. Nous avons consulté la météo pour Toulouse et la température devrait avoisiner 0° à notre arrivée.

Le trajet vers l’aéroport se fait sans incident sous le soleil et la chaleur.

Notre vol décolle à l’heure et à l’atterrissage à Blagnac, c’est bien un choc thermique qui nous accueille : 35° au départ tandis que sur le parking de l’aéroport les parebrises commencent à geler.

En résumé, cette mission a été intense et riche en activités, belles rencontres et belles histoires et bien sûr, comme toujours, en évènements imprévus et anecdotes à raconter au retour.