Foua-Loul

Quel que soit le parrainage proposé, il est toujours adapté à l’école dans laquelle nous intervenons. Nous n’imposons jamais rien. Nous proposons, collaborons et demandons un échange tant des personnels administratif et enseignant, des parents, que des élèves.

Les règles de base sont toujours les suivantes :

  • Participation des parents au projet de parrainage de leur enfant,
  • Participation active de l’élève par l’envoi d’un courrier ou d’un dessin chaque année, par son assiduité en classe et par un nombre limité de redoublements (2).

Le non-respect de ces règles de base entraîne une rupture du contrat moral de parrainage, lequel est alors dirigé vers un autre enfant.

Nous demandons également la participation du corps administratif et enseignant dans le suivi des élèves, l’autorisation de prendre tous les enfants en photo une fois par an minimum, la justification et le bilan des sommes que nous leur remettons pour les parrainages.

Dernier point concernant le suivi des filleuls : notre vision du parrainage est de suivre un enfant aussi longtemps qu’il fréquente les écoles avec lesquelles nous travaillons et qu’il respecte les règles ci-dessus. Il arrive qu’une famille déménage et que l’enfant parte dans une école ne dépendant pas de notre système de parrainage, il arrive aussi qu’une famille décide de reprendre un enfant pour l’affecter à la garde des troupeaux ou pour toute autre raison personnelle ; dans ces cas-là, nous affectons un nouveau filleul à la marraine ou au parrain.

 

Lors de notre voyage découverte en novembre 2005 à NGUÉNIÈNE, nous avons rencontré Michel Gigi, responsable de l’école de FOUA-LOUL.

Avec toute la passion et l’engagement qu’il met dans tout ce qu’il fait, il nous a parlé de « son école », de « ses » enfants qui parcouraient des kilomètres à pied chaque jour pour aller à l’école, partant au petit jour, rentrant parfois à la nuit. Il nous a dit sa peine de les voir rentrer chez eux à la pause de la mi-journée sous un soleil de plomb, sans eau, et revenir souvent, épuisés d’avoir marché avec cette chaleur accablante mais l’estomac toujours vide parce que leur maman n’avait rien à mettre dans la marmite.
Il a évoqué avec nous leurs difficultés scolaires, leur manque d’attention, leur fatigue. Il a soumis timidement l’idée de leur apporter… une aide alimentaire.

Cela rejoignait sans qu’il le sache notre idée de départ : CRÉER UNE CANTINE. Car, parrainer la scolarité d’un enfant c’est bien.  Mais comment peut-on réfléchir et se concentrer avec l’estomac vide  ?

A la demande des parents, l’école de brousse de FOUA-LOUL a été créée il y a une trentaine d’années par la mission catholique de NGUÉNIÈNE. Aucune structure de type cantine n’ayant été prévue, les enfants, âgés de 5 ans et 13 ans, rentraient dans leur village distant de plusieurs kilomètres à l’heure du repas.

Afin de leur éviter deux trajets quotidiens, soit une moyenne de 8 km, nous avons décidé dès janvier 2006 de créer une cantine dans ce hameau.

L’école de FOUA-LOUL comptait 3 classes à ce moment-là : CI, CP et CE1 pour environ 100 élèves ; 39 d’entre eux, tous parrainés, déjeunaient à la cantine que nous avons créée. Mais très rapidement, nous avons décidé de faire notre possible afin que tous les élèves de l’école puissent bénéficier d’un plat équilibré (riz, légumes, poisson) 4 jours par semaine tout au long de l’année scolaire.

C’est chose faite depuis 2007. Mais depuis cette époque, trois classes supplémentaires ont été construites pour compléter le cycle primaire (CE2, CM1 et CM2). Et l’école compte aujourd’hui plus de 200 élèves.

La cantine de FOUA-LOUL en quelques chiffres :

  • En 2006, seuls 39 filleuls parrainés déjeunent à la cantine
  • En 2007, 100 élèves de l’école bénéficient de la cantine (seuls 41 filleuls parrainés)
  • En 2008, 160 enfants de l’école déjeunent à la cantine (seuls 36 filleuls parrainés)
  • En 2010, 180 enfants fréquentent la cantine, ouverture du CM1 (seuls 26 filleuls parrainés)
  • Depuis 2011, 210 enfants bénéficient d’un repas à cantine, ouverture du CM2 (environ 40 enfants parrainés).

Deux femmes du village assurent avec sérieux leur rôle de cuisinière.

Plus reposés, mieux nourris, les moniteurs de ces enfants témoignent d’une meilleure implication en cours et de l’amélioration sensible de leurs résultats scolaires. D’autre part, les médecins français rencontrés sur place à plusieurs reprises nous ont dit avoir noté une nette amélioration de l’état de santé de ces enfants maintenant qu’ils mangent régulièrement à leur faim.

L’association FLORENT finance entièrement l’achat des denrées et du matériel. Notre maxime étant l’aide par l’échange et en aucun cas l’assistanat, nous demandons une contrepartie aux familles afin qu’elles soient totalement impliquées dans l’éducation et le suivi de leurs enfants. Les parents doivent donc s’acquitter d’une participation symbolique de 1.5 €/an/enfant (hormis les enfants parrainés).

Ainsi, les enfants les plus nécessiteux, même s’ils ne sont pas parrainés, bénéficient également de la restauration.

Cette année encore, ce seront donc plus de 200 enfants qui prendront un repas équilibré à FOUA-LOUL grâce au système de cantine que nous avons instauré et que nous subventionnons entièrement.

Pour parrainer un enfant, cliquer ici.